Une étude notariale installée dans un immeuble ancien de Roubaix, avec ce que ça implique : des portes vitrées d'époque, en menuiserie peinte, à panneaux cintrés en partie haute et soubassement de marbre. On voyait d'un bureau à l'autre, ce qui ne va pas quand on y reçoit des clients pour parler de successions et de ventes.
La première option, celle qu'on entend le plus souvent, était de remplacer les portes par du vitrage opacifié. Elle réglait le problème et en créait un autre : ces portes font partie du lieu, et on ne retrouve pas leur profil en menuiserie courante.
Le choix s'est porté sur un film dépoli imprimé, posé sur le vitrage existant. Le film donne l'aspect du verre sablé, coupe le regard, et laisse passer la lumière — un point qui compte dans un couloir sans fenêtre. Le logo de l'étude et le mot Notaire sont réservés en transparence : ils ne sont pas imprimés en clair sur un fond opaque, c'est le film qui s'interrompt à leur emplacement. C'est ce qui leur donne cet effet gravé plutôt qu'autocollé.
La contrainte du chantier était le découpage. Ces portes ne sont pas un grand panneau plat mais une succession de vitrages étroits, avec des angles arrondis en haut. Pas de grand lé possible, donc : chaque panneau reçoit sa pièce, coupée à ses cotes relevées sur place, et le film vient mourir sur la feuillure de la menuiserie sans la déborder. Une découpe approximative se voit immédiatement sur un cadre peint en clair.
Le film a été imprimé puis livré à plat avant la pose, ce qui permet de vérifier le calage du logo à taille réelle avant d'aller sur site. Sur un motif réservé, une erreur d'échelle ne se rattrape pas au marouflage.
Le résultat est réversible : le vitrage d'origine est intact sous le film, et les menuiseries n'ont pas été touchées. Si l'étude déménage ou change de logo, on retire et on repose.




