Un fourgon de dépannage pour un garage moto et scooter installé à Tournai, côté belge, à une vingtaine de kilomètres de l'atelier. Le véhicule sert aux interventions, et il devait être identifiable en intervention sans être marqué définitivement.
D'où le choix du panneau magnétique plutôt que de l'adhésif posé sur la carrosserie. Le panneau imprimé se plaque sur la tôle, se retire en quelques secondes et se range à plat. C'est la bonne réponse quand le véhicule ne roule pas toujours pour l'entreprise, quand il est en location longue durée, ou quand on veut pouvoir le rendre neutre pour le revendre.
Le panneau porte l'essentiel : le logo, l'activité en toutes lettres, l'adresse complète, le numéro de téléphone et les comptes sur les réseaux. Sur un véhicule d'intervention, l'adresse compte plus que sur un véhicule de tournée : on veut que le client sache où ramener la machine.
La contrainte du magnétique est la planéité. Un fourgon utilitaire n'est pas une tôle lisse : les flancs sont nervurés, les portes arrière portent des renforts et des charnières, et un aimant qui ne touche pas la tôle sur toute sa surface finit par se soulever sur la route. Le format et l'emplacement des panneaux se choisissent donc en fonction des zones réellement planes, pas de l'endroit où le visuel serait le plus joli.
Deuxième point, souvent découvert trop tard : un panneau magnétique se retire régulièrement, et la tôle dessous doit être propre. De la poussière prise entre l'aimant et la peinture agit comme un abrasif. On le dit à la pose, parce que c'est ce qui distingue un panneau qui dure d'un panneau qui marque la carrosserie.
Le fourgon franchit la frontière dans les deux sens, comme l'atelier. Depuis Chéreng, Tournai est à peine plus loin que Roubaix.




